Comment bien manger en Asie du sud Est ?  

 

Voyager futé, c’est aussi se nourrir intelligemment. En voyage, le repas est souvent un poste de dépense considérable. Mais en privilégiant les gargotes de rue, notamment en Asie, le passage à la caisse est beaucoup moins salé. Voici quelques conseils pour manger de façon saine et économique ! 

Randonner dans des montagnes recouvertes de jungle et de rizières en terrasse, se prélasser sur une plage de sable blanc bordée de cocotiers après avoir nagé parmi les poissons multicolores, s’adonner à la luxure et aux plaisirs des villes asiatiques trépidantes…. C’est le rêve de chacun !  Sauf que ça coûte cher, diront certains. Clichés ! Une fois passé la douloureuse étape de l’achat du billet d’avion – avec des prix bien souvent inférieurs à 600 € néanmoins-, la vie en Asie vous coûtera 10 fois moins cher qu’un séjour à Palavas ou à Megève !  Outre le transport et l’hébergement – à prix modiques si l’on sacrifie quelques conforts -, il est possible de manger en Asie du sud est (ASE) pour moins de 1,5 € par repas en privilégiant la nourriture de rue dite « street food ». Sans sacrifier le goût pour autant et en prenant un minimum de précautions évidemment !

En Asie, vous trouverez de la nourriture de « rue » à peu près dans chaque ville et village ( même les plus reculés) . Le repas est à emporter, mais peut souvent se déguster sur place, autour de longues tablées collectives ce qui est un excellent moyen pour rencontrer la population locale.

Tablées communes

Tablées communes

 

Fréquentation du stand

Le meilleur test pour savoir si la nourriture est saine, c’est de regarder la fréquentation du stand. Certes, vous n’avez peut-être pas (encore) les mêmes anticorps qu’un paysan thaï ou qu’un vendeur de pneus indien, mais quand même !  Si l’établissement est fréquenté, il y a de fortes chances pour que vous y surviviez 😉

Ensuite, regardez l’hygiène générale du lieu. Si les chaises sont crasseuses, le plan de travail jamais lavé et les couverts (eh oui, en Thaïlande, notamment dans la rue, on ne mange pas forcément avec des baguettes !) graisseux, passez votre chemin. Pas la peine de jouer les Indiana Jones intrépides qui ont tout vu tout fait et pour qui tout est cool, génial et safe en voyage… Vous penserez cela jusqu’à ce que la dysenterie montre le bout de son nez… Et le billet de retour aussi.

En ASE, la nourriture est généralement frite et/ou cuisinée au wok, ce qui retire pas mal de risques infectieux. Les odeurs sont souvent assez éloquentes. Une senteur de pourri doit forcément vous mettre en garde. ( Du moins je l’espère !)

Observez la fréquentation du stand

Observez la fréquentation du stand

Contrôle des gargotes en Thaïlande

 Certains pays sont également plus « safe » que d’autres. En Thaïlande, les gargotes sont régulièrement contrôlées. Et le développement général du pays fait que les règles d’hygiène y sont plus strictes que chez certains de ses voisins.

Au Cambodge et au Laos, il faut être plus vigilant, notamment dans les petites villes ou les villes trop touristiques. A Siam Reap, la ville la plus proche du complexe des temples d’Angkor par exemple, la sur-fréquentation touristique a entraîné une baisse de la qualité de la nourriture de rue et il est souvent préférable de privilégier un petit restau (à un prix modique de 3 ou 4 € pour un milieu de gamme).

En Indonésie, les nombreux warung sont une véritable institution où se réunit la population locale. Rares sont les mauvaises surprises et la nourriture y est juste magnifique pour même pas un euro ! ( Le rêve !)

Vous aurez le choix avec les warung !

Vous aurez le choix avec les warung !

Même si ce n’est plus spécifiquement l’ASE, l’Inde nécessite une vigilance particulière. Près du Taj Mahal, manger de la nourriture de rue, c’est la garantie d’une belle tourista !  A Agra, des cas d’empoisonnements sont régulièrement signalés. Plus généralement, en Inde, la nourriture de rue est plus conseillées dans le sud que dans le nord ( sauf vers la bordure himalayenne) .

 

Le dal indien, un plat complet sans danger

Le riz est sans danger, mais la viande doit être parfaitement cuite. Attention aussi à la sauce. En Inde, le Dal qui est le plat national, est composé de lentilles et d’épices diverses et variées et est accompagné de chapatis (sorte de galettes pour « saucer » le dal) . Il ne représente aucun risque et vous coûtera rarement plus de 30 centimes. Si en plus vous accompagnez le plat d’un « tchaï » (le thé indien), cela vous coûtera bien moins cher qu’une boisson gazeuse ou de l’eau minérale.

Le Dal Indien

Le Dal Indien

En Asie du sud est, les plats ont tendance à se ressembler, avec néanmoins quelques variantes. Les nouilles et riz frits sont légion de Chiang Rai à Manado et de Hanoï à Kuala Lumpur.

En Indonésie, ce sera les mie goreng et nasi goreng. Le pad thaï est  lui la version thaï du mie goreng, à base de nouilles et de poulets cuits au wok. En général, pas de souci avec ce genre de plats.

En Thaïlande, outre le classique Pad thaï, la nourriture tourne traditionnellement autour du riz, du poisson, du poulet, des herbes (menthe, basilic, coriandre, aneth), des fruits et légumes frais qui sont surtout préparés vapeurs ou grillés. Elle s’est nourrie de l’influence bouddhiste (notamment pour le taillage des ingrédients en petits morceaux), des traditions culinaires des pays voisins (comme la Chine pour les fritures ou les plats sautés), mais aussi des produits rapportés par les conquistadors occidentaux tel que le piment.

 

Monstruosités culinaires dans les night market

 Au Cambodge, on trouve l’Amok presque partout. Il s’agit de poisson ou poulet cuisiné au lait de coco et servi dans une feuille de bananier.

A Hanoï, la « street food » se décline souvent autour de la soupe. Aucun souci car l’eau est bouillie. Vous trouverez également pas mal de brochettes dont la qualité relève évidemment de la cuisson.

Et pour les estomacs bien accrochés, certains « night market » proposent quelques petites douceurs spécialement à destination des touristes. A Kao San Road, à Bangkok, vous pourrez ainsi goûter à de délicieux scorpions, de savoureuses blattes ou encore de ragoûtants vers de farine.

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Tenterez vous les insectes grillés ?

 

De quoi faire de belles photos souvenirs à arborer fièrement au retour, tel un baroudeur intrépide et tout cela avec ou sans tourista… 😉

 

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